Voyageurs

Provenance

Les voyageurs sont d’origines diverses et variées, aussi peuvent-ils provenir de n’importe quelle peuplade des contrées proches sans distinction aucune. Ou presque. En effet, s’il n’y a pas vraiment de persécution envers un peuple en particulier au sein de la fédération de Drizgald, il existe toutefois des alliances et des rancunes bien réelles. L’ensemble que forment les voyageurs est loin d’être un monolithe et il en va de même pour la manière dont ils sont considérés en fonction de leurs buts ou de leurs origines ; d’autant plus que toutes les communautés qui composent cet ensemble ne sont pas toujours cordiales entres elles. Plaque tournante de richesses, Zhinroborhod regorge d’opportunités commerciales et technologiques. Nombreux sont ceux qui viennent profiter de ce carrefour pour étudier ou y faire affaire ; il est ainsi courant de croiser des érudits, des artisans de tout horizon, de redoutables négociants Alfar, ou encore des marchands Shmârog aux origines variées. Ces derniers ne seront pas toujours tendres avec les Zhinroborhodnekk, surtout s’ils sont originaires de Mink, vieux royaume indépendantiste situé par delà les flots. L’histoire unique de la Fraternation ne s’est en effet pas construite sans son lot de conflits et d’alliances, quantités d’émissaires veillent ainsi à maintenir la paix, ou au contraire à l’affaiblir à leur avantage, voir intimider et menacer la paix de l’Archipel. De par leurs différents passés, certains peuples tels que les Damoth ou les Artalmar inspirent donc la méfiance, voir l’hostilité, et le rendent bien lorsqu’il s’agit d’interagir avec les Zhinroborhodnekk. Il est toutefois important de garder à l’esprit que les échanges commerciaux et politiques au sein de la capitale de l’ile de Gottrazi, tout aussi importants soient-ils, n’ont pas pour autant étouffé l’activité spirituelle qui rythme ses journées. Les pèlerins représentent l’ensemble le plus hétéroclite des Voyageurs et s’il sont peu nombreux, ils inspirent toujours un grand respect.

Les Contrées Proches

MINK

Par-delà les flots, une autre nation Shmârug s’est développée. Pourtant, les ethnies qui peuplent le royaume de Mink n’ont rien en commun avec les familières ethnies de l’Archipel. Pour ce vieux royaume séparatiste, la montée des eaux ne fut qu’une splendide opportunité de faire sécession avec leurs frères Shmârog – dont ils se targuent d’en être différent jusque dans la prononciation du nom de leur peuple. Bien que ce cataclysme eut été la cause de la mort de milliers de leurs semblables, les Shmârug de Mink persistent à le décrire comme le point culminant de leur glorieuse histoire. Ils se considèrent comme la “vraie” nation Shmârug, et regardent d’un œil dédaigneux les peuplades métissées d’Urhshrul. Pourtant, l’artisanat et les technologies du Drizgald n’ont rien à envier à celles du continent. En termes excessivement bons avec les Duargar et alliés des Frævur, le royaume de Mink mène sa politique étrangère avec une grande assurance.

THRONGULNAR

Peuple sage et pacifique, les Duargar du Throngulnar entretiennent généralement de bonnes relations avec les autres nations. Ceux que l’on croise dans l’archipel sont généralement des pèlerins en quête spirituelle, de paisibles marchands, ou encore des diplomates venus entretenir la vieille alliance liant le Throngulnar et la Fraternation. Cependant, Shmârog et Snaugrung, bien occupés par les intrigues de l’Archipel, tendent hélas à négliger cette précieuse alliance.

ILLIAN BARSHU

Au nord-ouest de l’Archipel, une sinistre presqu’île voit ses côtes soigneusement évitées par les navigateurs. Ces terres fétides, encore infectées par la sinistre magie de feu le dieu Isadril, sont occupées par les Artalmar, lointains cousins déchus des Shmârog. Vivants reclus dans les ruines de l’ancien temps, ces charognards à l’apparence effrayante ont perdu la maîtrise de l’artisanat si cher à leur ancêtres. Sur les îles d’Urhshrul, ils se murmurent avec dégoût toutes sortes de rumeurs quant aux mutations dont souffrent les Artalmar, à tel point que de nombreuses histoires destinées à effrayer les enfants en sont nées. Coupé du monde, ce peuple n’entretient aucunes relations diplomatiques avec les contrées voisines.

KA YUTENGI

Dernier royaume des Drysi et des Urisks, sa politique étrangère est fidèle à la nature de ses habitants. En effet, si le royaume est bien un allié de la Fraternation, il en est un très discret, au poids militaire quasi-nul. De nature sédentaire, Drysi et Urisks s’aventurent tout de même parfois jusque sur les îles d’Urhshrul, attirés par les sanctuaires séculaires et les temples sauvages qu’elles abritent.

ASFALIMÍN

L’Asfalimín est un modeste royaume, fondé par le peuple des Mergenos, lointains descendants des Anemesos. La montée des eaux força ce peuple à migrer vers les crêtes escarpées du Monsaïc et à s’établir sur les anciennes hautes-terres des Drysi, abandonnant derrière eux leurs luxuriantes cités et leurs champs fertiles. Touchés de plein fouet par les cataclysmes des Âges précédents, les Mergenos sont un peuple plein d’humilité, qui prend grand soin de son ultime havre de paix. Ils mettent donc un point d’honneur à développer des relations courtoises et intéressantes avec leurs voisins, afin de s’assurer tranquillité et prospérité.

TÜRVUK

Royaume totalitaire des Damoth, à la botte d’un tyrannique Seigneur Divin, le Türvuk est l’éternel ennemi de la Fraternation. Les rares ressortissants s’aventurant dans l’Archipel sont surveillés de près par la milice et rejetés unanimement par la population. Les seuls à leur accorder un peu de sympathie sont les Duargar, fidèles à leur nature pacifiste. Les populations d’Urhshrul ne craignent cependant pas grand-chose des Damoth, puisque ceux-ci sont de lamentables navigateurs. Espérons simplement qu’ils ne forment jamais d’alliance avec une autre puissance maritime.

GAENLÁN

Le Gaenlán est une luxuriante contrée, foulée par les élégants Alfar. Peuple réputé aussi bien pour leurs domaines fertiles que pour leurs flamboyantes cités, les Alfar sont de grands commerçants et d’excellents négociateurs : ils aiment par-dessus tout étendre leur influence, tout en s’enrichissant au passage. Faire affaire avec, c’est s’assurer d’être payé rubis sur l’ongle et d’obtenir des marchandises de qualité inégalée. Il faut cependant ne pas être rebuté par la prétention notoire de ce peuple, qui ne manque jamais d’asseoir insidieusement sa supériorité.

Etranger en Drizgald

Étrangers dans une ville commandée par un peuple différent, les voyageurs établissent des relations variées avec les diverses patries présentes en Drizgald. Leurs liens dépendent de leurs objectifs, aussi les marchands entretiennent facilement une amitié avec les Snaugrung, tandis que les diplomates et émissaires sont d’ordinaire plus proches des maisnies shmârog. Quant aux pèlerins et vagabonds, leur sympathie se dirige autant vers les uns ou les autres, et dépend davantage des idéaux que d’une quelconque ethnie. Si les affinités avec les patries diffèrent selon les caractères et buts de chacun, il convient néanmoins d’entretenir de bonnes relations avec les deux peuples majoritaires dans la cité, afin de pouvoir y vivre sans encombre. Leurs rapports entre voyageurs et hors-la-loi, dans le cas où ils existent, restent dissimulés. S’il peut arriver aux marchands de commercer avec eux, ils demeurent cependant prudents vis-à-vis des vols qui n’auraient rien de surprenant. Les vagabonds et pèlerins, de leur côté, peuvent y être indifférents, bien que la méfiance soit de mise selon les criminels qu’ils croisent. Les diplomates, quant à eux, préfèrent les éviter, autant pour leur sécurité que pour ne pas compromettre leur image auprès de leurs interlocuteurs politiques, au contraire des émissaires qui les craignent peu et sont les plus à même de traiter avec les malfrats. Quoi qu’il en soit, les voyageurs manifestent une grande sociabilité, ce qui leur permet, avec leur neutralité et le bon usage de leurs atouts, d’établir des interactions privilégiées avec les différentes patries qui coexistent au sein et aux alentours de l’archipel.

Croyances et Mœurs

Si les dieux sont bel et bien tangibles et réels sur Volsung, il n’est que rarement d’usage de prier tous les Wrydalahr. Aussi, les autres royaumes ne partageront pas toujours les avis de la Fraternation en matière de culte. Qui plus est, la tolérance demeure une bien trop rare relique sociale, et les anciens savent que nombre d’alliances ont volé en éclat sous la pression d’avis divergents. Ainsi, il est peu courant de croiser des Voyageurs particulièrement vocaux sur leurs positions, car tout bon Voyageur sait qu’il est souvent préférable de rester discret pour pouvoir continuer à arpenter ces terres en toute tranquillité. Cependant, ce mode de vie n’est pas nécessairement solitaire : des caravanes entières se font et se défont au rythme des expéditions, des petites communautés se forment spontanément et sont parfois aussi soudées ou hautes en couleurs que des familles. Les Voyageurs sont accoutumés au goût de la liberté et de l’indépendance ; ainsi lorsqu’ils choisissent de leur propre gré d’avoir de la compagnie, il s’agit d’une décision mûrement réfléchie.

Il est possible que les motivations d’un Voyageur à se rendre en Drizgald soient d’ordre religieux. Que ce soit pour un pèlerinage intime ou encore pour apporter la prophétie d’un Wrydalahr, les prétextes spirituels sont moteurs de ces pérégrinations. Il est bien souvent d’usage que les Voyageurs entreprenant un périple théologal se bardent en plus de leur offrandes, de courage et d’abnégation car la route des mers est une épreuve unique.

Activités

Si les dieux sont bel et bien tangibles et réels sur Volsung, il n’est que rarement d’usage de prier tous les À l’instar de leurs relations avec les autres patries, les voyageurs tissent aisément des liens entre eux, qu’ils soient amicaux, commerciaux, ou au contraire porteurs d’animosité. En effet, bien qu’ils soient regroupés sous une même bannière aux yeux du reste de la cité, leurs divergences sont majeures, tant dans leurs opinions que dans leurs objectifs et de leur manière d’agir. Les diplomates et émissaires entretiennent des échanges réguliers, qu’ils soient originaires de la même contrée ou non, ce qui conditionne par ailleurs fréquemment le ton de leurs conversations. Se mêler à la foule et s’adresser aux habitants de Zhinroborhod, par de grands discours comme plus tranquillement autour d’une chope, est une manière d’attirer la sympathie sur leur communauté ou d’en décrier une autre, mais aussi d’obtenir des informations et d’accomplir leur mission par des moyens plus ou moins détournés. Ils approchent souvent les marchands dont l’activité et le bagout suscitent l’attrait des peuples, et qui récoltent facilement les ragots et autres rumeurs en parlant avec leurs clients, dont ils se doivent de connaître les goûts pour faire fructifier leur commerce. Les pèlerins, de leur côté, communiquent aisément avec tout un chacun, tantôt pour répandre leurs idéaux, tantôt pour en apprendre davantage sur les coutumes locales. De la défense de cultes mineurs à l’extension de croyances bien établies, leurs buts sont divers, et il n’est pas rare de voir un pèlerin bâtir un temple ou un autel de fortune pour y pratiquer ses cérémonies et rituels. Quant aux vagabonds, ils se mêlent à la vie locale et doivent assurer leur subsistance dans la Capitale, en plus de rester prudents vis-à-vis de leurs actes, puisqu’il est plus aisé de les soupçonner lors d’événements fâcheux que d’accuser un diplomate ou un émissaire. 

Les Peuples des Contrées Proches

Commerçant Shmârug d’Azeth-La-Renaissante
Drysi vagabonde originaire de Syléniesse

Emissaire Artalmar des Côtes Rouillées
Prêtre de Nepra venu d’Asfalimín partant en pèlerinage
Diplomate Duargar de la Cité Etat d’Asghodi

Motivations

Émissaire

Originaires de royaumes étrangers, les émissaires se présentent officiellement à Zhinroborhod sans cacher leur provenance, à l’instar des diplomates, bien que leur but, quant à lui, demeure caché. Qu’il soit bénéfique pour la capitale, ou qu’au contraire il cherche à lui attenter, l’émissaire joue en terrain dangereux et son adresse et sa discrétion sont ses meilleures armes. Il peut être contraint d’agir dans l’ombre afin d’accomplir la mission qui lui a été confiée.

Diplomate

Ambassadeur d’un royaume étranger, le diplomate use de ses talents oratoires afin de promouvoir les intérêts de sa contrée d’origine. Leur mission, officielle et connue de tous, justifie leur présence au sein de la capitale, bien que leurs objectifs ne soient pas toujours appréciés. De par leur position et leur rôle concernant les relations entre Zhinroborhod et leur contrée, ils disposent d’un certain appui politique.

Vagabond

Originaires de royaumes étrangers, les émissaires se Errant à travers les contrées, les pas des vagabonds les mènent çà et là, tantôt sans but, tantôt en quête de nouveauté, ou encore en vue de différents idéaux. Leurs aventures ne sont guidées que par leur raison propre et nul ne semble les avoir particulièrement missionner. À Zhinroborhod, les vagabonds n’ont pas de grand pouvoir décisionnel, mais peuvent aisément s’intégrer à la vie ambiante et demeurer dans la cité, tant qu’ils n’enfreignent pas les règles locales. 

Pèlerin

Ambassadeur d’un royaume étranger, le diplomate use de ses talents oratoires afin de promouvoir les intérêts de sa contrée d’origine. Leur mission, pérégrinant à la recherche de connaissances ou pour diffuser leurs croyances, les pèlerins voguent de cités en villages, afin de se rendre dans les lieux de culte qui s’y trouvent. Ils partagent leur savoir sur les Wrydalahr  et les mythologies sacrées au fil de leurs voyages, contant histoires et légendes à qui souhaite les écouter. Les coutumes qu’ils véhiculent, si elles peuvent paraître étranges, leur tiennent à cœur.

Marchand

Leurs cargaisons emplies de marchandises étrangères, les marchands se déplacent selon l’attrait des populations pour leur commerce. Commerçants itinérants, ils vendent les produits qu’ils se procurent au cours de leur chemin, et savent convaincre leurs clients par de grandiloquents stratagèmes, ou, pour les plus doués par leur rhétorique. En définitive, leurs concoctions culinaires exotiques ou artisanats allogènes ne sont plus à vanter à Zhinroborhod. 

Contrées Lointaines

Livret de Règles 2022 V3

CONTRÉES LOINTAINES

Au-delà des océans se trouvent d’immenses terres, si grandes qu’une vie entière ne suffirait pas à toutes les découvrir et les arpenter. S’il est courant de rencontrer des voyageurs venus des contrées les plus proches de l’archipel d’Urhshrul, il existe des continents plus lointains, dont les mœurs sont peu connus à Zhinroborhod, et dont les rares traces sur la vie des locaux se résument à des cartes et légendes. Traverser l’océan Aldáurûn en direction de l’ouest mène à Tehädoshin, continent connu pour ses nations voisines comme Mink ou Throngulnar, mais dont les terres sont bien plus vastes, s’étendant davantage à l’ouest comme au sud par une grande île, de l’autre côté de la mer Mordos. Au sud de cette île, par-delà la mer d’Aldhahab, se trouve Linuria, continent peu connu en Gottrazi, et voisin de l’océan des Tempêtes. À l’ouest de ces deux continents, entre l’Océan des Lumières et l’Océan des Tempêtes, se démarque Athlan, grand archipel isolé des autres terres. Tout aussi proche de l’archipel d’Urhshrul que l’est Tehädoshin à l’ouest, Ankan s’étend à l’est, avec notamment par Türvuk et Ka Yutengi, mais aussi par Gaenlán et Asfalimín qui se trouvent plus au sud, et par des contrées plus éloignées à l’est, allant jusqu’à l’océan des Lumières. Séparé d’Ankan par la mer du Siphon et la mer Sjalla, au sud-ouest, se démarque Hashu, continent moins vaste. En voguant vers le sud depuis ces dernières terres, au travers de la mer d’Asurie, on atteint Qâ Ni, l’un des plus grands continents de Volsung, situé entre l’Océan des Lumières et la Mer du Crépuscule. Enfin, à l’extrême sud, isolées des autres continents par la Mer du Crépuscule à l’est, le Grand Océan Central au nord, et la Mer des Brûmes à l’ouest, se trouvent les Terres Solitaires. À l’heure actuelle, nombre de nations communiquent, sans prendre ombrage des différences de peuples ou d’ethnies. Les voyageurs sont fréquents, les navires grandissants, le commerce florissant. Jamais autant de liens n’ont été tissés entre les continents jusqu’à présent. Malheureusement, ces interactions peuvent être porteuses d’inquiétantes nouvelles. Par-delà les eaux, aux confins des terres, des rumeurs incohérentes évoquent des phénomènes étranges, décrivent des roches qui s’envolent, des pluies qui s’échappent vers le ciel. Si certains ne considèrent ces récits que comme des affabulations, d’autres y accordent bien plus de crédit, et s’inquiètent de les voir un jour devenir réels sur leurs terres.

Actuellement, ces cataclysmes, s’ils existent, sont lointains. Pour combien de temps ?